Oria Oskana

Rock Dissonant / Noise / Transe / Tribale / Voix Opératique / Trip-Hop / Immersion Sensorielle / Expérience Cathartique

C’est une expérience sonore, mêlant le rock dissonant voire la musique noise, avec un vrai attrait pour la distorsion et les riffs massifs. Le projet se veut envoûtant et immersif à la fois ; avec l’alliage également d’un univers tribal incarné par des tambours, des flûtes autochtones d’Amérique du nord et des flûtes sulings d’Indonésie. Tout ce cosmos instrumental est porté par la rencontre avec une chanteuse polyglotte à la voix unique et intense capable de mêler l’opéra et le trip hop qui nous transporte dans nos propres archétypes, nos propres images mentales et nos propres ressentis. Oria Oskana promet une expérience, un voyage entre la transe, le jeu des textures sonores, une distorsion temporelle et de l’expérimentation amenant parfois à un sentiment océanique, une perte des repères.

Oria Oskana puise dans un patrimoine sonore délibérément éclectique. D’un côté, la radicalité de l’avant-garde (John Cage, Sunn O))), la noise et l’expérimentation pure. De l’autre, la puissance des traditions (Mary Younglood, Joseph Fire Crow) et la tension mélodique d’artistes comme Portishead, Muse ou Björk. Notre ambition est de créer une musique où la fureur industrielle rencontre la transe, où la musique se construit sur des paysages sonores en constante mutation.

Principales Influences :

The Psychotic Monks, Sunn O))), Cocorosie, Bjork, Portishead, Muse, Merzbow, The Velvet Underground, La Jungle, Heilung, Mary Youngblood, John Cage, Joseph Fire Crow, Moondog, La Monte Young, Timothy Archambault, Big Brave, Skunk Anansie, Lou Reed, Nathalie Picard, Michèle Bokanowski, Fred Frith…

Oria, provient du latin qui signifie « en or », cette partie du nom évoque la lumière, la pureté et la pérennité. Oskana, dont les origines sont algonquiennes désignent les « ossements » et ainsi, incarne la mémoire, les cycles de la vie et de la mort. Ensemble, ces termes décrivent une musique qui allie la richesse mélodique, la luminosité harmonique à des textures sonores organiques, expérimentales et ancestrales, à l’image du projet sonore qui cherche à tisser des liens entre les musiques autochtones et l’exploration sonore contemporaine le tout s’entremêlant.

Oria Oskana fusionne également le latin et le Cree pour subvertir la hiérarchie de valeur imposée par le colonialisme : si, pour les peuples autochtones, les ossements (Oskana) ont une valeur sacrée, égale voire plus à celle de l’or (Oria), (car ils incarnent la mémoire de leurs ancêtres et les cycles de la vie), le nom dénonce aussi le pillage colonial et l’importance de l’or au détriment de leurs vies. Il rappelle que la quête de l’or par les colons s’est systématiquement faite au détriment des vies autochtones, renversant ainsi le rapport au monde et à la richesse. Le groupe porterait ainsi un manifeste artistique, mêlant dans sa musique la lumière précieuse et la mémoire des os, pour honorer une résilience et une sagesse ancestrale.

Premier clip et single d’Oria Oskana 24/07/24

Site du facteur de flûte : https://atelierduvent.fr/

Site du facteur de masque : https://www.ministryofmasks.com/

Piste 1 : Sabilulungan

Reprise du Sabilulungan javanais en une métamorphose audacieuse qui pulse au rythme du rock. Ce morceau introductif transplante l’âme de ce classique soundanais, peuple de l’ouest de Java, symbole d’entraide et de communauté, dans un corps nouveau où les guitares rageuses et la rythmique massive servent de socle aux sonorités du gamelan. C’est un pont entre deux mondes : le message universel de la solidarité gagne une puissance nouvelle, porté par l’énergie brute du rock, pour crier l’importance de l’union avec une force inédite et résolument moderne. Reprendre Sabilulungan dans cette version massive est un concept puissant qui fusionne l’âme traditionnelle avec l’énergie contemporaine. Ce genre de réinterprétation fait exactement ce que le morceau prône : il construit un pont entre les générations et les cultures, il fédère, il accueille.

Producer: Degung Sabilulungan

Piste 2 : Valhalla

Plongez dans les brumes des sagas ancestrales avec ce morceau, une épopée sonore qui narre l’une des plus grandes découvertes de l’ère viking : la rencontre avec un continent nouveau, le Vinland. Loin des récits de pillage, la musique célèbre une exploration respectueuse, où la curiosité l’emporte sur la conquête et où l’intégrité des peuples autochtones reste inviolée. Musicalement, l’œuvre vous prend aux tripes. Elle alterne entre des moments de calme contemplatif et des passages massifs et orchestraux qui assènent toute la puissance de cette épopée. L’héritage de Portishead est sensible dans l’atmosphère à la fois sombre, cinématique et profondément groove. Au cœur de cette tempête sonore, le chant en anglais de la chanteuse agit comme une force de la nature. Puissante, majestueuse, elle possède l’impact et la présence d’une Valkyrie, dominant sans peine les arrangements les plus denses. Sa performance vocale est tout simplement renversante et achève de faire de ce titre une expérience inoubliable.

Carte du Vinland

Piste 3 : Piiyashiish

Ce morceau est une rencontre poignante entre les mondes, une prière rugueuse née de la friche et de la résistance. Il s’ouvre sur la mélodie ancestrale et aérienne d’une flûte autochtone, s’apparentant au chant d’un oiseau, traçant une ligne d’horizon aussi vaste que blessée. Contrepoint brutal et moderne, une guitare sous-accordée déchire le silence, sa distorsion grave ouvrant un cratère de sonorités industrielles, comme l’écho d’une terre qui finira meurtrie. Ce morceau oppose et fusionne deux univers : la flûte autochtone, au son ancestral et envoûtant, et le pilier d’un sludge metal, une guitare sous-accordée saturée, dont la distorsion grave imprime une lourdeur presque physique. La puissance du titre réside dans son authenticité radicale. Le chant est interprété en langue Cree. Il arrive discrètement comme un murmure incantatoire, une prière discrète. Cette langue, racine même des peuples premiers d’Amérique du Nord, n’est pas uniquement un choix esthétique ; c’est un hommage. Ce chant en Cree porte un texte d’une intensité poétique saisissante. Il raconte la métaphore d’un oiseau-leurre abattu, symbole d’une liberté piégée puis mutilée : « Ses plumes tombent, le ciel devient rouge. La liberté, sa colonne vertébrale, se casse… » Le résultat est une musique nourrie de tensions narratives. La flûte incarne la mémoire et la spiritualité, la guitare distordue la brutalité et la fracture, tandis que la voix en langue Cree ancre le tout dans une réalité historique et une émotion vive. C’est bien plus qu’un morceau : c’est un acte de mémoire et une déclaration de résistance culturelle d’une force inouïe.

Logo du mouvement « Every Child Matters »

Piste 4 : Venus

Cette reprise est tout d’abord un hommage à cet album mystique en matière d’expérimentation sonore et précurseur du noise rock du groupe Velvet Underground. Cette reprise de « Venus in Furs » des Velvet Underground opère un détournement poignant. Elle arrache le thème sexualisé originel de Lou Reed à son contexte fétichiste pour le replacer dans le champ bien plus brutal de l’histoire coloniale : celui du commerce de la fourrure. Le titre devient une allégorie cinglante : la « Vénus à la Fourrure » n’est plus une entité fatale, mais devient une allégorie du système qui a piégé les peuples autochtones, faisant de leurs savoirs et de leurs ressources le leurre d’un échange inégal qui précipita leur déclin. Musicalement, le pari est audacieux. L’esprit noise rock et hypnotique de l’original est préservé, mais il est désormais porté par des pulsations de tambours ancestraux et les mélodies sinueuses et spectrales d’une flûte autochtone. La guitare de velours devenue bruitiste se fond dans ce nouveau paysage, créant une tension saisissante entre la rage industrielle et la résilience des traditions. C’est une reprise qui ne se contente pas de recycler ; elle réveille les fantômes de l’histoire et charge un classique d’une résonance politique et historique déchirante.

Lou Reed, capture d’écran, Clip Venus In Fur

Piste 5 et 6 : Carta Pa’Ella

Ce morceau, délibérément scindé en deux actes, est une odyssée sensorielle et émotionnelle. Il s’ouvre sur l’appel ancestral d’une flûte autochtone, posée sur un lit de percussions et de tambours qui pulsent comme un cœur déjà discret. Les guitares font alors une entrée mélodieuse, presque harmonieuse, traçant des lignes aériennes qui semblent porter un espoir fragile et quelque peu mélancolique. Cette inquiétante atmosphère anime la première partie. La seconde partie du morceau sur la piste suivante, bascule dans une intensité beaucoup plus vive : les guitares deviennent massives, déchaînant un rock puissant qui emporte tout sur son passage. Le final est une véritable explosion sonore, une catharsis où toute la retenue initiale se brise comme une vague sur un récif. Au-dessus de cet environnement sonore en mutation constante, une voix en espagnol, majestueuse et magistrale, porte un texte d’une profonde intimité et d’une radicale modernité. Il exprime la déchirante lucidité d’une femme qui, par amour pour l’enfant qu’elle n’aura pas, fait le choix de ne pas être mère, le tout adressé dans une lettre, une lettre écrite pour une absence. Ce n’est pas un refus, mais un sacrifice inversé ; un poème d’adieu à une maternité désirée mais consciemment rejetée, un acte d’amour suprême qui consiste à protéger une existence purement hypothétique. La musique, dans son passage de la délicatesse au chaos, devient la parfaite métaphore de cette tempête intérieure et de cette décision définitive.

Piste 7 : Pisiimuu

Ce morceau est un triptyque sonore. Il se déploie comme une épopée symphonique en trois actes, comme une sorte de fresque musicale qui raconte une histoire liée à la spiritualité, au rite puis à la rupture et à la résilience. Le voyage commence par une forme d’appel des shamans dans une atmosphère envoûtante, née de synthétiseurs analogiques et d’une ligne de guitares pure, un chant en langue Cree se pose sur la mélodie et dépeint la sagesse et les rites des shamans. C’est une plongée méditative et harmonieuse dans un monde où l’esprit et les éléments de la nature ne font qu’un. Cette sérénité originelle est ensuite brisée dans une sorte de fêlure. Une flûte s’exprime et une basse au groove entraînant, font naître un rite musical de prévention, comme pour prévenir, ce rite sonore est ensuite submergé par l’irruption brutale d’une distorsion cacophonique. Ce chaos n’est pas anodin : il sert de métaphore sonore à l’arrivée des colons, la distorsion étant la dégradation du signal initial pur, elle est un fruit du progrès et incarne une fracture violente dans l’équilibre du monde. De ce chaos émerge le final, un opéra de chaos et de survie. La musique se transforme en un rock massif avec une voix lyrique et cathartique, ce dernier acte sonore absorbe tous les éléments précédents pour les porter à une puissance inouïe. C’est l’expression d’une force indomptable, le progrès qui domine le cri d’une culture. Cette massivité s’agite avec une majesté furieuse. Ce triptyque n’est pas seulement une expérience sonore ; c’est une aventure sensorielle et narrative qui inscrit le choc colonial et la résistance spirituelle dans la chair même de la musique.

John Gast, American Progress, 1872

Piste 8 : El Principe

Ce titre n’est pas une simple chanson, c’est une stèle sonore érigée à la mémoire de Victor Jara, guitariste et symbole éternel de la résistance chilienne. Les paroles incarnent une lettre fictive et déchirante écrite du point de vue de son épouse, à titre posthume, le chant vibrant et poignant donne une voix à la douleur intime et au courage politique de celle qui a vécu le drame. Le texte en espagnol évoque avec une justesse glaçante les cinq mille détenus du stade, les quarante-quatre balles et, surtout, le martyre des mains brisées pour taire son art, un détail historique qui transforme Jara en martyr absolu de la création. La composition musicale épouse parfaitement cette tragédie. Une guitare sous-accordée, semblant abandonnée depuis la disparition du musicien, ouvre le morceau. Ses cordes lâches et ses dissonances parcourent l’ensemble du titre, créant une sensation de vide et de déséquilibre, ajoutant une lourdeur acoustique au poids du texte. L’ensemble forme un hommage poignant, aussi bien à l’artiste qu’à l’amour qui lui a survécu et qui a dû partir pour se protéger comme l’a réellement fait Joan Jara, la veuve de Victor, en quittant le Chili avec ses filles et les dernières chansons inédites de son mari.

Piste 9 : Reine Por Una Noche

Ce morceau plonge l’auditeur au cœur d’un rituel païen, une cérémonie à la fois somptueuse et macabre. Sur un texte en espagnol, il raconte l’histoire d’une femme tirée de son sommeil pour être sacrée reine pour une seule nuit. Tour à tour vénérée et adulée, elle est parée de bijoux comme une offrande pour les dieux, ignorant que son couronnement n’est que la préparation d’un sacrifice ritualisé à l’aube. Les paroles dépeignent son émerveillement puis son effroi avec une poésie cruelle qui n’est pas sans rappeler les rituels incas ou mayas. La tension est maintenue par une guitare en doubles croches qui court inlassablement, créant une sensation d’urgence et de folie hystérique latente. Le rythme est soutenu, presque possédé, vous emportant dans la spirale de cette nuit sans retour. Et puis, il y a ce riff, celui du refrain : un clin d’œil direct au groupe Jamiroquai qui tire son nom d’un jam-iroquois et plus particulièrement au titre « king for a day » qui s’inverse et devient « Reina por una noche ». Ce riff, à la fois dansant et cynique, scande le destin funeste de la protagoniste : Reine, reine, reine, reine pour une nuit. C’est la touche de génie qui transforme cette tragédie en une comédie amère et dansante, un contraste saisissant qui rend la chute finale encore plus brutale.

Piste 10 : Enola

Cette reprise d’« Enola Gay » opère un retour aux sources aussi brutal que nécessaire. Le groupe Orchestral Manoeuvres in the Dark traitait du premier bombardement atomique avec une distance ironique d’une mélodie disco synth-pop troublante. Ici, le même texte est restitué dans toute sa crudité historique, et la reprise se conclut par une épitaphe en japonais qui donne enfin la parole aux victimes : « L’incendie venu du ciel / A fait de nous des cendres / Le souffle de la guerre / A tout emporté. » Ce contraste linguistique brise la perspective occidentale et impose une lecture humaniste de la tragédie. La transformation la plus radicale est musicale. La ligne de synthé emblématique est remplacée par une guitare qui parodie la mélodie initiale pour la rendre destructrice. À la manière de Jimi Hendrix défigurant l’hymne américain à Woodstock en 1969 pour dénoncer la guerre du Vietnam, le guitariste utilise ici la distorsion et la réverb pour imiter le hurlement des bombes et le crépitement des incendies. Les arrangements construisent une atmosphère lourde, étouffante, faite de basses menaçantes, d’un clavier qui ose cette fois des accords mineurs et d’un rythme lourd comme martelé restituant au titre le tragique initial du texte que la légèreté disco masquait sous une couche d’ironie froide. Ce n’est plus une chanson new wave sur laquelle on danse en soirée, c’est un mémorial sonore.

Piste 11 : Silata

Silata est une transe. Plongée au cœur d’un véritable rituel hypnotique, ce morceau nous emporte dans une danse primitive et libératrice. Il s’ouvre sur un solo de guitare, comme un appel lointain, bientôt rejoint par un riff de basse entêtant qui scande le rythme d’une cérémonie sonore imaginaire. L’esprit tribal règne en maître, porté par les mélodies envoûtantes de la flûte suling d’Indonésie, qui guide la danse avec une grâce presque mystique. Puis, brutalement, des accords dissonants en distorsion déchirent l’atmosphère, imposant un vacarme chaotique et libérateur. Ce choc sonore incarne la rupture nécessaire pour s’affranchir totalement des entraves. Le tout est porté par des chants tribaux inspirés des voix bulgares, le texte en bulgare clame : « Libère-toi, offre ta puissance au monde… ». Cette invitation à la transe célèbre la vie qui nous traverse et la musique qui en dicte le flux. Un morceau d’une intensité rare, où la flûte suling et les voix se mêlent dans un tourbillon organique, nous rappelant que la vraie puissance naît de l’abandon. Entre douceur et fracas, ce titre marie avec audace la spiritualité des rituels ancestraux et l’énergie brute du monde moderne. Un voyage sonore puissant, où chaque élément converge vers l’extase.

Piste 12 : Come

Le texte a pour thématique une ode à la communication pure. Celle qui permet de libérer et grossir ce lien qui existe entre deux êtres, lorsqu’ils osent livrer avec honnêteté et bienveillance ce qui les traverse. La communication entre les peuples, entre les êtres humains, entre les hommes et la nature. Le morceau s’ouvre sur un déchirement sonore dans le lointain, une distorsion temporelle qui brise le silence comme un premier pas vers l’échange, vers un appel à communiquer quelque chose. Puis, un riff au dynamisme vif et puissant s’empare du morceau, symbolisant l’énergie contagieuse de la communication authentique. Le break, quant à lui, n’est pas sans évoquer l’univers poétique et libertaire de Brigitte Fontaine – une parenthèse onirique où la parole se fait chant, rythme et révolte. Entre douceur et intensité, ce titre nous rappelle que communiquer, c’est créer. Et que dans ce geste réside l’une des plus belles libertés.

Piste 13 : Nokonis

Ce morceau instrumental clôt l’album en un souffle continu, une méditation circulaire construite autour d’une note fondamentale unique qui scelle l’œuvre dans une unité vibrante. Comme pour rappeler qu’il y a une tentative de cohérence et d’unité. Tel un paysage sonore en perpétuel mouvement, il puise son âme dans un sample de saxophone lointain, dont la présence fantomatique n’est pas sans rappeler le morceau invocation de Moondog – ce morceau est un hommage subtil et poignant à ce visionnaire de la rue et de la symphonie. La flûte et les guitares aux tentatives dissonantes entament alors un dialogue sans fin, une conversation à mi-chemin entre la confidence et la confrontation. Leurs échanges, tantôt apaisés, tantôt tendus, se déploient sur plusieurs minutes, portés par une batterie et une basse qui maintiennent le tout dans une transe douce et persistante. Cette rythmique hypnotique sert d’écrin au sample solitaire du saxophone et du gong m’annonçant comme un rituel, le tout achevant l’album sur une note d’introspection et d’ouverture, comme un dernier murmure offert à l’infini.

Résumé de l’album :

Cet album se présente comme une œuvre conceptuelle audacieuse et profondément engagée, où la fusion des genres musicaux sert de métaphore à un dialogue entre les cultures, les époques et les mémoires. Il puise son essence dans un métissage sonore radical, mêlant la puissance brute du rock et la dissonance de la noise à la spiritualité des musiques traditionnelles, notamment par l’intégration des tambours, des flûtes autochtones d’Amérique du Nord et d’Indonésie et les choix vocaux singuliers. Les thèmes centraux tournent autour de l’identité culturelle, du choc colonial, de la résistance et de la résilience. Plusieurs morceaux sont des reprises réinterprétées qui transforment des classiques (Sabilulungan, Velvet Underground, Orchestral Manoeuvre in the Dark) en commentaires politiques et historiques poignants. Le choix de la diversité des langues est également une revendication face à l’hégémonie des langues dominantes. Cet album est un voyage sensoriel qui, à travers des récits de sagas vikings, de rituels païens, de tragédies historiques (Victor Jara, Hiroshima) et de choix personnels déchirants, tisse une réflexion universelle sur l’entraide, la liberté et la volonté d’harmonie du monde. L’album utilise souvent la distorsion comme symbole de la fracture historique, mais aussi comme force de catharsis et de libération. En résumé, cet album est une expérience musicale et narrative puissante, un acte sonore de mémoire et un plaidoyer vibrant pour l’union des peuples et la préservation de la diversité des cultures.