Pour un renouveau de la scolastique : cela ne signifierait pas un retour au Moyen Âge, mais plutôt à une réappropriation créative de la méthode et de ses intuitions profondes pour répondre a un désir d’unité dans un monde qui semble fragmenté.
« La Poignée de main » est un essai à vocation modeste qui s’inscrit dans cette perspective en tentant d’établir un dialogue entre des paradigmes a priori disjoints incarnés par deux éminents auteurs, René Guénon et Gilles Deleuze. Son ambition n’est pas d’établir une vérité systémique, mais plutôt de penser librement un système exploratoire : il procède par tâtonnements, à travers une écriture réflexive qui se construit au fil des lectures et des analyses, comme une enquête visant à saisir les points de convergence au sein d’une diversité apparente. La démarche, consciente de ses limites, revendique une humilité heuristique, et ne prétend pas résoudre les tensions, mais éclairer certains points.
Ainsi, sans postuler l’existence d’une synthèse totale, il tente simplement de rendre visibles des articulations possibles entre deux paradigmes celui de l’immanence et celui de la transcendance. Deux paradigmes, a priori, de sens épars => à l’image d’une poignée de main symbolisant autant une rencontre provisoire qu’une reconnaissance mutuelle de leurs différences. Cette approche, à mi-chemin entre l’essai littéraire et la recherche philosophique, se distingue par son refus de tout dogmatisme comme de tout renoncement à la rationalité. Elle suggère que la méthode scolastique, dépouillée de ses présupposés historiques, pourrait encore offrir une grille de lecture féconde pour penser notre condition intellectuelle et culturelle contemporaine.
